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   INTERVIEW DU 12 FEVRIER 2022

La musique, ça m'a vraiment aidé à me canaliser, à me découvrir moi même en fait, à savoir qui je suis, et mes limites, ce que ce que j'aime.

J'aime beaucoup composer. Je joue de la musique, alors je joue des morceaux connus, enfin c'est sympa à faire ça, mais j'avoue que ce que je préfère le plus c’est composé. Un peu tout, il y a vraiment tout qui me plaît, j'ai pas de style de musique où je me dis “non ça j'ai pas envie d'en faire”. 

Il ya des fois où je commence par la batterie, ya des fois où je commence par le thème que j'ai dans la tête, et je brode autour. Même s'il ya une petite boucle va dire de 10 secondes, je sais tous les instrument que je veux, très rapidement. 

C'est une phase où  je suis un peu dans ma bulle, et c'est difficile d'expliquer parce que dans mon cerveau, ça va très vite, c’est des idées qui fusent tout de suite, je les fait tout de suite, pour pas oublier. J'ai des trucs qui me viennent, c'est très chaotique dans ma tête, c'est difficile à expliquer ce que je fais, ça part dans tous les sens, même si c’est très clair dans ma tête le résultat, je vois ce que je veux, donc une fois que j’ai ce que je veux, c’est finis quoi. 

J'essaye de me donner cette discipline de plus en plus, d'attendre deux ou trois jours, de ne plus bosser sur le morceau, et de le réécouter après pendant une seconde écoute. Quand je suis satisfait, parce que je sais pas où je veux aller, bah c'est fini quoi, pas besoin de rajouter plus.

 

Je devais avoir à peu près dix ans quand j'ai commencé à faire des petites vidéos, c'était la folie à l’époque t’avais des cassette minidv, et je ne savais pas ce que c'était que le montage, je ne savais pas que ce que c'était que l'étalonnage, encore moins même le mixage ou la prise de son, je savais juste filmer comme ça, enfin je m'amusais à faire des films, et ça me ferait marrer de les revoir, mais c'était pitoyable, c'était vraiment c'est très drôle, mais je pense que c'est ces trucs là n'empêche qui m'ont donné goût faire des films plus tard.

 

La notion de champ contre champ, de riff de 180 degrés, ces trucs intuitif en fait, ils sont venus rapidement, et c'est très drôle parce que c’est vraiment un truc instinctif quand tu regardes des films au final qui te viennent, mais j’avais vraiment aucune notion de montage quoi, je ne savais pas comment on faisait du tout, loin de là quoi. 

 

Et après bah j'ai rencontré mon ami Kevin Bourhis, on était au lycée, et là c'était le deuxième lancement dans la vidéo. Le montage du coup, on savait ce que c'était, c'est Kevin qui connaissait qui m'a un peu montré au début la notion de montage, de mixage, et après ça m'a beaucoup plu, on a fait beaucoup de vidéo, on a fait même un moyen métrage de 43 minutes absolument atroce, mais néanmoins on a été finalistes pour un concours organisé par les mecs de la web série Noob, et une petite fierté  d'être monté finalistes quoi, et voilà, j'ai rapidement su que je voulais aller là dedans en tant que milieu professionnel, je savais que c'est ça que je voulais faire de ma vie je me voyais pas dans un bureau à faire un truc que j’estime très abstrait. Et j'ai eu la chance de me professionnaliser mais ça a vraiment commencé comme beaucoup de personnes, en tant qu’amateur juste curieux et pour passer des vacances quoi. 

 

J'adore la technique, tout, le matériel et tout ça. J’ai fais mes études là dedans, en plus avec des gens que je considère comme des proches, et j'ai plein d'amis là dedans, donc j'évolue en fait dans mon milieu professionnel et mon milieu personnel un peu dans le monde, je mets tout dans le même moule quoi. On est tous des passionnés d'audiovisuel, de cinéma, et ce que je retrouve également là dedans, c'est que du coup je  me sens, comment dire, épanouie. Puis comme j'ai toujours plein d'idées un peu loufoque de trucs que j'ai envie de tester, bah je peux les tester, comme je pense être un peu créatif quand même, ça me permet de visionner, ça me permet de tester mes idées que j'ai dans ma tête, un peu loufoque, et c’est ma manière de m'exprimer. 

 

Le cinéma est un art collectif c'est vrai, moi c'est je trouve vraiment mon compte dans le processus créatif que j'essaie de mettre vraiment haut niveau. Quand je peux, je m'attelle à faire le découpage technique, le storyboard… C'est vraiment surtout au story-board, quand je dessine en fait, que je crée mes plans, c'est vraiment là que je m'exprime, ce que je veux dire vraiment, sans dialogue ni rien, juste dans le choix du cadrage, le choix de la focale, j'essaie de tout justifier par rapport à l'émotion que je veux transmettre du personnage.

 

Comme ça fait très longtemps que la musique j'ai commencé, à 13 ans et j'en ai 30 aujourd'hui, j'ai passé plus de temps à faire la musique qu’à ne pas en faire dans ma vie, du coup je me sens assez c'est assez légitime parce que je sais que c'est quelque chose que tout le monde ne sait pas faire on va dire. Réalisateur je me sens pas vraiment légitime encore, après dans ma carrière actuellement je stagne un peu, parce qu’on n'est pas sans savoir qu'il ya une pandémie actuellement, néanmoins mes rêves de cinéma n'ont eux jamais faibli, voire s'amplifie ces dernières années, et vraiment j’ai plus en plus envie de bosser dans le cinéma, que ce soit en tant que réal ou compositeur, même si je sais très bien, je suis pas naïf que réalisateur c'est extrêmement compliqué, y a beaucoup beaucoup d'embûches… Mais voilà je me dit vraiment que ma carrière n'a pas vraiment commencé, que j'attends de pouvoir, j'ai fait quelques clips qui m'ont bien fait marrer, et j'en ai d'autres préparations, j'estime que ça va vraiment être ça le début de ma carrière on va dire, dans l’audio visuels enfin, même si moi j'ai déjà une carrière plus ou moins, mais comme je disais ça reste un peu de la blague pour moi. 

 

Bonjour je m'appelle Timothée Coignus, j'essaie d'être réalisateur et compositeur dans le cinéma et audiovisuel, et c'est parti !

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