
Boires et Déboires d'Un Cinéphile
INTERVIEW DU 13 MARS 2022
Alors, ma rencontre avec la musique, ça s'est fait en 97, j'avais 10 ans c'était avec la cassette de Mc Solaar Paradisiaque, et c'était surtout le titre que je retiendrai c'était Gangster moderne, les temps changent, ouais c'était vraiment ça les premiers sons qui m'ont marqués. A l'époque à la maison à la maison c'était surtout ma mère qui écoutait de la musique, c'était du Aznavour, du Balavoine, du Céline Dion, mais il y avait aussi une partie rap, même rap américain, y avait du Redman je me souviens de l'album Muddy waters, et il y avait donc aussi Mc Solaar paradisiaque, mais il y avait aussi son album précédent Prose combat, voilà. Donc cette passion de la musique, c'est venu de ma mère, et après, on va dire un peu plus rap français, c'est venu par son petit frère, mon oncle.
J'ai commencé ma collection en 99 avec le premier cd que j'ai été acheté donc c'était La Cliqua, l'album éponyme La Cliqua qui est sorti en 99. J'étais fan de l'objet, de ce que tu pouvais découvrir dans le livret, et il faut rappeler aussi qu’avant, il n'y avait pas internet donc c'était quasiment impossible de mettre un nom sur un visage sauf si tu avais la chance de voir un clip. Donc dans le livret t’avait les paroles, tu avais des crédits, et c'est grâce à ça j'apprenais les textes de mes morceaux préférés.
Aujourd'hui, ça a évolué, car je découvre beaucoup moins d'artistes qu'en 99, mais j'ai ce besoin de collectionner l'objet. Déjà c'est pour soutenir l'artiste, et puis pour moi, vraiment ! Si j'aime un son il me faut l'objet, c'est mon adrénaline, par contre quand les artistes ne font plus de physique et se contentent de balancer leurs projets sur les plateformes, je suis un peu dégoûté, mon âme de collectionneur en prend un coup si je puis dire.
J'ai commencé à partager ça sur les réseaux, ça a été au début avec facebook, je crois que je me suis inscrit en 2009, donc tu avais accès à tout, t’avais accès aux pages des artistes, tu voyais leur dernier titre, dernier album… Donc j'ai commencé à partager déjà les découvertes que je faisais, mais aussi à découvrir les beatmakers, qui sont à l'origine de ma passion. Pour moi sans instrus, il n'y a rien, c'est l'âme du morceau. Sans instrus, pas de rappeur. Donc j'ai commencé avec facebook puis après instagram, au début c'était juste pour partager quelques photos, puis l'année dernière j'ai eu un déclic. C’est partis de facebook, de la page de ce Slob, qui est graphiste et qui a qui a réalisé quasi toutes les cover de rap indé, un truc de malade, donc il avait organisé un petit concours sur sa page, il avait fait un montage avec une cinquantaine de covers qu'il a réalisé et il fallait retrouver les artistes. Alors j'ai été le premier à trouver toutes les bonnes réponses et du coup j'avais gagné j'avais gagné une illustration au choix, et donc après en discutant avec lui, ben c'est là que je lui ai parler un peu du projet que je voulais faire sur instagram, et c'est là que lui il m'a envoyé un logo Drixé hip hop collector, et c'est là dela qu’est né donc la page insta Drixé Hip Hop Collector, et depuis je partage les albums anniversaire de ma collection, tous les jours.
Tout ce qui peut faire passer une émotion en général, je suis client, et comme dit Scylla
“Juste, un violon, un breakbeat simpliste
Les meilleurs ingrédients pour t'faire un titre bien triste
T'attendais plus de beats aux effets d'trampoline sur scène
Mais sur ceux qui m'inspirent, t'en a p'tetre six mélancoliques sur sept”
Voilà, cette phrase est ce qui me correspond complètement. Certains vont me caser dans la case puristes, je m'en fous, j'assume !
J'aime faire découvrir les artistes, j'aurais aimé tomber sur une page comme la mienne au commencement. On fait ça pour la culture. Aujourd'hui, une grande partie des artistes indés savent qui je suis, ça fait des années qu'il me voit sur les réseaux, avec certains on se voit en concert, avec d'autres on discutent de tout et de rien sur les réseaux… Aujourd'hui, si j'aime un album d'un artiste, je le partage directement avec mes abonnés, et quand tu reçois plusieurs messages en te remerciant d’avoir fait découvrir un son, ou un artiste qui connaissait pas, mais pour moi c'est gagné ! Voilà pourquoi je fais ça.
Ouais je compte continuer à partager ma collection,y en a encore pas mal, j'essaie d'organiser aussi là depuis cette année pas mal de concours pour faire gagner des vinyles ou des CDs, et puis je vais continuer à vous faire découvrir encore plus d'albums, voilà, à partager avec vous pour la culture.
Salut je m'appelle Cédric Marietta, j'ai 34 ans, je suis collectionneur de disques, grand passionné de rap français depuis 1998.